La plupart des portfolios se ressemblent : une grille de projets, quelques mots-clés techniques, un bouton de contact. Ce format n’est pas mauvais en soi, mais il ne suffit plus à retenir l’attention dans un secteur où chaque créatif possède désormais le sien.
Montrer le raisonnement, pas seulement le résultat
Une belle image finale ne dit rien du problème résolu derrière. Expliquer brièvement le contexte, la contrainte initiale et le choix fait pour y répondre transforme un simple visuel en preuve de compétence réelle — et rassure bien davantage un client potentiel qu’une image seule.
La sélection compte plus que la quantité
Cinq projets bien choisis, bien présentés et représentatifs du type de mission recherchée valent mieux qu’une vingtaine de projets hétéroclites. Un portfolio n’a pas vocation à tout montrer : il a vocation à donner envie de travailler avec la personne qui l’a conçu.
Le portfolio comme reflet du savoir-faire lui-même
Pour un designer ou un développeur, le portfolio est aussi le premier exemple concret de son travail : sa navigation, sa vitesse de chargement, son soin du détail parlent souvent plus fort que n’importe quel texte de présentation.
En résumé
Un portfolio efficace n’essaie pas d’impressionner par la quantité : il cherche à démontrer, à travers une sélection resserrée, une façon de penser qui donne confiance.
Rémy Penichon est designer UX/UI et développeur web, fondateur d’OKEYSHO, studio de design et développement web basé à Paris. Formé à l’informatique puis au design (architecture d’intérieur, design produit), il conçoit et code lui-même chaque projet, du wireframe à la mise en ligne.